Poésie du chaos – Colombie ou la fin d’un monde

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tous les rêves sont accessibles

J’ai fermé les yeux et je t’ai patienté dans les airs. J’ai ouvert les yeux et je t’ai vu de brouillard, de sommets dans la ville, ton odeur brûle mes narines, Bogota. J’ai fermé les yeux et tu avais disparu, up in the air otra vez.

Saison H2O, la drache, tous les jours la drache. 16h. Tombe.
Mes retrouvailles.
Je tombe. J’ai beau m’arracher, je tombe. Comme la drache, je tombe.
Colombie mon amour tu m’échappes.
La drache, je tombe. Sommeil. Vertige.

J’ouvre les yeux sur Manizales. Vertige. Je monte. Déjà ? Trop tôt. Mon corps ? Un piano, des sourires, des notes, respire, respir, respi, resp… Je tombe. Échappe-toi. Ce corps qui ne me reconnaît plus. Applaudissement. Vite le sol, la terre, le froid. Respire.

Colombie mon amour tu m’attaques.

Je ferme les yeux sur Manizales. La drache, saison H2O, j’ouvre les yeux sur Pereira. Se préparer pour ne pas répéter. Vertige. Se préparer pour ne pas répéter. Rattraper le corps perdu. Je ferme les yeux. Je tombe. Medecine man. Colombie sais-tu oh combien je t’aime ? J’y vais. Des marches, des centaines de visages, Oh Rimbaud ! Respirer, serrer les dents jusqu’aux larmes. Applaudissements. Courir. Tomber. Fermer les yeux. Ouvrir les yeux : blouses blanches.

Si tu m’avais dis. Si tu m’avais dis. Si tu m’avais dis.

Blouses blanches, sourires d’amor et liquide dans mes veines. Froid. Chaud. Colombie ton souffle ! Je rêvais de toi tu sais. Je ferme les yeux, oh liquide doux dans mes veines. Repos et vertiges. À la lumière diluvienne, aux terribles soirs de pluie.

Atmosphère. Quand le voyage se fait rite de passage. Promesse de chaleur. Caribean Trip. Baranquilla comme un carnaval des humeurs délétères. Tout trop. Trop Tout. Mes épaules ! Au son du tambour d’une machine à laver, ma tête. Bogota Otra vez ? Si peu. Lost in a Caribbean Trip le retour. La cerise. Le gâteau. Le vase. La goutte. Je ne suis plus. Je ne suis nulle part. Trop tout. Tout trop. Incapacité de niveau X. Mes épaules ? Chargées. Disparues. Abandon.

Bogota. Amour et retrouvailles. Promesse d’un repos. Et si rien n’était terminé ? Oh Colombie mon amour, je t’ai tant espéré ! Tu veux me montrer autre chose. Du dur. Marbre. Buis. Titane. Ce sur quoi on se casse les dents. Oh Colombie quand tu effeuilles tes strates et dénudes les préjugés. Pas de rebond. Hospitalité en miroir. Froid. Chaud. C’est un autre voyage qui commence. Un voyage au creux de ton ventre. De tes gens. De tes us. Tu souffles. Froid. Chaud. D’ici ou d’ailleurs, la famille. Universelle. Se plonger dans un nouveau voyage et se donner de l’air. Temps, fenêtre, oxygène, parenthèse. Oh Colombie ! Oh mon amour ! J’espérais tant dans tes bras! Pas de répits. Poids des mots. Poids du nombre. Des chiffres et des lettres doléances. Pas de répits, pas de repos. Boomerang et petite cuillère. C’est donc ça ?

Ce sera donc ça. Rester debout. Ne plus tomber. Droit dans les yeux, ne pas ciller. Simplement accepter, par petits coups, par petites salves. Retrouver le sourire. À grandes eaux. Poésie du chaos. Éclatement final du corps et de l’esprit. Laisser déposer. Par sédimentation. Des soubresauts. Une nouvelle vie. Dans une belle cadence finale. Plagale. Salut.

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