Le syndrome du voyageur

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Le syndrome du voyageur

Cela se passe à Rosario, en Argentine. Je suis dans une petite auberge de jeunesse calme & cosy et je navigue à vue dans les méandres de l’internet. Je prend quelques nouvelles du monde et de l’intime et je me met à écrire. C’est l’introspection, ce moment où je tente de former des mots sur des instants de vie fugaces. L’écriture est une façon de les imprimer une seconde fois sur ma peau. Loin de refroidir les souvenirs, l’écriture les fait brûler et pour longtemps.

Cela se passe à Rosario, en Argentine et je suis absorbé par la fraicheur des souvenirs du Venezuela que je viens de quitter, quand je décide d’accompagner ma rêverie d’un peu de musique. Mon esprit divague, il Youtube, et s’arrête sur Danyel Waro, le chanteur hymne de l’île de la Réunion. PLAY.

Cela se passe à Rosario, en Argentine et tout à coup m’arrive une nostalgie. Et ce n’est pas la nostalgie de ma maison. Et je ne sais plus tres bien ce qu’il m’arrive… où suis-je ? Tout se mélange. Les souvenirs ressurgissent et se confondent. Je suis en Argentine et Danyel Waro me ramène violemment chez lui, sur son île. Et la nostalgie me gagne, je voudrais retourner là-bas. Comment cela est-il possible ? Je suis en Argentine mais c’est sur l’île de la Réunion que ma nostalgie se répand.

Ces derniers mois, la route a été ma maison, La Réunion, le Venezuela, l’Argentine, bientôt Moscou… et mon corps, mon cœur, ne semblent plus se reconnaître. « Où suis-JE » prend tout son sens. Quand le voyage incessant détruit les repères, les marqueurs, les balises. Quand le conditionnement d’une identité par la terre vole en éclat à la minute où l’on entend trois petites notes de musique : ne suis-je plus capable de reconnaître mon « chez moi » ? Celui qui naturellement doit finir par me manquer ? Celui qui lorsque j’y repense doit m’envahir d’une nostalgie rassurante et enveloppante ?

Nostalgie d’un ailleurs qui n’est pas le mien.

 

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