Barquisimeto, premières impressions au Venezuela

Barquisimeto au Venezuela

Les premières anecdotes

La sécurité, leitmotiv du voyage au Venezuela

Au lendemain de notre arrivée au Venezuela, nous nous réveillons pour un petit déjeuner dans un bouiboui local façon café/croissant/jus de fruit frais. Ici les jus de fruits frais sont super bons et font partie intégrante de tous les repas (melon, pastèque, goyave, fraise, ananas, orange….).

Nous transférons nos affaires de la petite posada (auberge) de la veille vers l’hôtel 5* (ancien Hilton) où nous jouerons le soir même et passerons les 2 prochaines nuits. Autre ambiance… Mais bon, nous sommes cuits de fatigue, complètement décalés, le repas de midi sera pris à 17h et le repas du soir à 1h du mat’.

Nous partons manger dans le quartier résidentiel autour de l’hôtel, le technicien son local nous amène dans un restaurant italien. Le quartier est mort, sans âme ni dans les pierres ni dans les rues. Arrivés au restaurant, nous passons un premier portail blindé que l’on referme pour pouvoir en franchir un deuxième avant de pouvoir s’installer sur la terrasse murée du restaurant.

Notre ami technicien nous expliquera par la suite l’ambiance locale : les dernières années, suite aux attaques à main armée à répétition dans les restaurants, bars, boutiques, etc., tout le monde se barricade. C’est la parano totale. Tout le monde se murent littéralement à coup de barbelés et de protections blindées.

Il nous explique aussi les petites erreurs à ne pas commettre dans la rue, comme porter la main dans son sac ou à l’intérieur de son manteau en croisant quelqu’un : un réflexe pavlovien pourrait amener le passant qui vous croise à sortir une arme et tirer avant vous, nous dit-il ! … On ne sait et ne saura jamais, tout le temps du séjour, comment prendre toutes ces anecdotes montrant la face violente de la société vénézuélienne.

Jouer dans un Hilton nationalisé

Concert à Barquisimeto

Trio d'en bas Barquisimeto Venezuela Photo By Rene Figueroa

Le concert se déroule dans le bar/resto de l’hôtel, les gens mangent, parlent fort, l’écoute n’est pas vraiment au rendez-vous. Le 1er Set où l’on essaye de jouer notre répertoire « sérieux » ne passe pas, pour ma part, j’ai un clavier tout pourri avec lequel je ne m’amuse pas du tout, le son n’est pas bon non plus, bon… on ne s’éclate pas vraiment quoi.

Sur le deuxième set, nous sommes légèrement désabusés par l’ambiance. Un saxophoniste local s’invite sur scène, l’occasion de dédramatiser et de transformer l’essai. On part sur de la musique festive, mazurka créole et moldave do Brazil, histoire de détendre l’atmosphère et ça marche évidemment, en finissant par un rythm&blues à la Ray Charles avec Arnaud courant dans le restaurant, les gens adhèrent et ça finit en succès. Merci, bonsoir.

Pas facile comme concert, notre musique avec le Trio d’en bas demande l’énergie du public, un retour, que ce soit dans l’écoute lors de moments sérieux et sensibles que des réactions et de l’entrain lors des moments plus joyeux voir humoristiques. Dans ce genre de contexte, quand le public mange, etc., c’est toujours compliqué. Mais on a fait le job comme on dit…

Village d’artisanat à Barquisimeto

Quand vous ne choisissez pas votre programme de voyage

Le lendemain, c’est grâce matinée. On commence à reprendre un rythme local. RENDEZ-VOUS est pris à 13h avec Ely Valdez pour aller dans un village de la campagne de Barquisimeto. Ça nous fait du bien de sortir un peu, voire du pays, même si avec Ely ça ne sera que de la bagnole, de la bagnole et de la bagnole.

Sur le bord de route, on vend tous les 100 m des casseroles, du fromage de chèvre et des carcasses de viande pendues au soleil… couleur locale.

Tout cela, associé aux vieilles voitures complètement défoncées qui surgissent de partout, on ressent une partie de l’atmosphère qui règne ici et ça fait du bien.

Pour ma part je me sens très bien, l’ambiance, les couleurs, les gens, la musique… mais je crois que je serai bien aussi en Argentine et sûrement partout en Amérique du Sud, sur ce continent quelque chose d’indéfinissable me parle… Et puis ça me fait du bien d’entendre parler espagnol et d’essayer de réapprendre la langue. À voir par la suite.

On arrive finalement au village, qui s’avèrera être un village d’artisanat vénézuélien pour touristes et pour revendeurs qui revendront ça à des touristes à Caracas : hamac, poteries, pièces en bois, dulce de leche, chupa de coco, miel, etc etc…

Heureusement je trouve une « disquaire » au milieu de la place qui fait écouter la musique qu’elle vend sur d’énormes enceintes qui arrosent tout le village. Si tu veux écouter un truc, tu lui demandes et elle te passe le disque, plage par plage, et hop du coup j’ai acheté 2 CD « maison » gravés par ses soins, de musica venezolana, roots bien roots. J’étais donc content du voyage.

Après un petit repas dans le restaurant du village, où nous dégustons un des plats typiques du pays, un Pabellon, viande effilée de bœuf servi avec des haricots noirs, du riz et des bananes plantains, nous repartons repus vers Barquisimeto.

Passage à la radio vénézuélienne

Émission jazz à Barquisimeto

Donc nous voilà de retour à l’hôtel, un petit tour à la piscine et une petite sieste plus tard (on ne se laisse pas aller) et nous avons RENDEZ-VOUS à 19h pour aller faire une interview à la radio locale.

Souvent les émissions de radio, c’est rigolo, mais ça vole pas très haut. Il faut que ça aille vite, pas le temps de s’étendre, il faut du pep’s et on peut te demander de faire tout et n’importe quoi pour vendre ta came…

Là surprise, nous sommes dans une vraie émission Jazz présentée par un jeune pianiste de Barquisimeto. Nous allons passer un très bon moment à échanger sur notre conception de la musique en direct à la radio, avec de vraies questions intéressantes et une vraie marque d’intérêt pour notre musique.

Au Venezuela la musique en général a une grande place et contre toute attente, il existe bien des gens pour apprécier des musiques libres et inventives comme la nôtre et pour savoir en parler.

Informations pratiques

Visiter le Venezuela

Le Venezuela est, il faut l’avouer, une destination à part, dont l’actualité qui nous parvient est rarement positive. La situation interne du pays n’est pas simple soyons honnête, mais il est tout de même possible de visiter le pays.

Cela dit pour découvrir le pays en toute sécurité, j’aurais tendance à conseiller de faire appel à une agence de voyage. À l’époque où j’y suis allé, Chavez était encore vivant et la sécurité était déjà problématique avec des règles strictes à respecter pour ne pas donner le bâton.

Aujourd’hui, j’aurais tendance à penser que c’est encore plus le cas et que voyager seul en mode backpacker au Venezuela est vraiment à considérer en prenant en compte tous les risques potentiels liés.

Organiser votre voyage avec une agence locale

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