Si je faisais enfin cette Vélodyssée, quelle vélo je choisirais ?

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Il y a des projets qui dorment dans un tiroir sans jamais vraiment se perdre. Le mien sent la résine de pin, le sable chaud et les embruns marins… ceux de la côte atlantique, de ma côte atlantique, sur des pistes qui m’amèneront à ma plage d’enfance chérie à travers cette forêt qui a tellement souffert, jusqu’au Porge Océan.

En 2020, j’ai écrit un article entier sur la Vélodyssée en Gironde, avec l’idée que j’aimerais la faire un jour. Sur le choix du vélo lui-même, j’avais expédié la question en une ligne : en avoir un bon, ou en louer un… pas ouf comme conseil.

Six ans plus tard, l’envie est revenue, et au détour de mes nouvelles recherches je me suis perdu… les sites de vendeurs de vélo, les cyclistes youtuber, les comparatifs de modèles… un puit sans fond dont j’ai décidé de sortir en écrivant cet article.

Ce que la Vélodyssée demande à un vélo

Si je faisais enfin cette Vélodyssée, quelle vélo je choisirais ?

La Vélodyssée, c’est près de 1 300 km le long de l’Atlantique, de Roscoff à Hendaye. Je ne vise pas si grand. Je pense que déjà, choisir un tronçon pour se faire les jambes peut être un bon début, quitte à voir plus grand par la suite. Le tronçon de chez moi en Gironde, de la Pointe de Grave au Bassin d’Arcachon, ressemble à s’y méprendre à un projet réalisable. 160 km de vélo que j’aimerais étirer sur une semaine, sans courir. Le genre de parcours qui sent les vacances, la forêt, les lacs, et les vagues de l’océan.

Franchement, le terrain n’a rien d’effrayant en soi. De la piste cyclable presque partout, du plat, sauf entre Hourtin et Lacanau où ça ondule un peu, et puis rien ne presse. En revanche, il faudra tout porter : les vêtements, les accessoires, des pique-nique, le matériel photo, etc. Et bien sûr, le point d’interrogation pour moi, comment va réagir mon corps (et mon fessier) aux plusieurs heures par jour, plusieurs jours de suite, sur une selle de vélo.

Je me suis dit : « tu n’as pas besoin d’un vélo de compétition, tu as besoin d’un vélo confortable, qui encaisse la charge sans broncher, un fidèle compagnon sur lequel tu peux compter. »

Les options que j’ai passées en revue

Je ne suis pas un spécialiste. Alors j’ai fait ce que je fais avant chaque voyage : j’ai lu, comparé, pris des notes.

Le VTC

C’est le vélo à tout faire, celui auquel on pense d’emblée pour des balades dans la campagne. Position droite, à l’aise sur le bitume comme sur un chemin. Sa limite : plutôt adapté à des trajets courts et tous les modèles ne sont pas pensés pour rouler chargés.

Le Gravel

Le plus séduisant sur le papier. Léger, nerveux, taillé pour rouler sur le bitume et sur les chemins… et surtout, à la mode ! Mais sa position plus sportive parle davantage à ceux qui veulent avaler les kilomètres qu’à celui qui compte s’arrêter à chaque plage. Et rien qu’en le regardant, j’ai déjà mal au dos.

Le vélo de randonnée

C’est la famille que je connaissais le moins. Un vélo de randonnée est conçu pour la longue distance, sur plusieurs jours, et tout y est pensé pour pouvoir porter de la charge : cadre renforcé, roues aux rayons plus nombreux, porte-bagages solides, points de fixation pour les sacoches et les bidons, pneus plus larges. Sur certains modèle, les vitesses descendent très bas, pour pouvoir emmener le vélo chargé sans s’épuiser. Le guidon est parfois en forme de papillon, permettant de changer la position des mains au fil des heures. Il est évidemment moins vif qu’un gravel, mais ce n’est pas forcément ce que je lui demanderai.

L’électrique

Un vélo électrique est tentant, je ne vais pas mentir. Mais sur un parcours presque plat, j’ai quand même du mal à justifier ce choix. D’autant que ce sont des vélos plus lourds (après vous allez dire, on roule dessus, on le porte pas à bout de bras) et surtout il y a la batterie à recharger fréquemment. Mais franchement ? Je garde quand même l’idée en tête pour le jour où je voudrais me lancer dans un itinéraire plus accidenté. Vous l’aurez compris, je suis pas un grand sportif et l’effort pour l’effort… c’est pas vraiment le truc qui me fait avancer.

La location

Cette option, j’en parlais déjà en 2020, et franchement je pense qu’elle tient toujours. C’est pratique pour qui vient de loin sans son vélo (ce qui ne sera pas mon cas), mais surtout dans mon cas, louer une semaine me permettrait de m’essayer à l’exercice sans m’engager.

Les pneus larges, une idée reçue ?

Avec ce vélo de randonnée, un détail me chiffonne : ces pneus larges. Jusque là, j’étais persuadé qu’un vélo avec des pneus larges demandaient plus d’effort. Ce que j’ai lu dit l’inverse : les experts disent qu’à pression égale, un pneu large se déforme moins qu’un pneu étroit et roule plus facilement. Ce qui freinerait vraiment un vélo, ce sont les gros crampons et une carcasse épaisse type vélo Vélo Tout Terrain.

Les coureurs préfèrent des pneus fins pour l’aérodynamisme et les relances, des avantages qui ne comptent qu’à haute vitesse.

Mais surtout, j’ai compris qu’il y a large et large !

Sur le dernier Tour de France, il parait que le pneu 30 mm était la largeur la plus courante, quand le 23 mm était la norme il y a dix ans. Pour moi, à 20 km/h avec des sacoches, la question ne se pose plus. Un pneu large porte la charge, se gonfle moins fort et ménage les mains et le dos.

Mon repère : autour de 40 mm, avec un profil relativement lisse.

Mon choix pour la Vélodyssée

Si je faisais enfin cette Vélodyssée, quelle vélo je choisirais ?

Si je pars, ce sera donc sur un vélo de randonnée. Mon voyage ressemble à ce pour quoi il est fait : rouler longtemps, pas vite, avec mes affaires sur le porte-bagages et l’appareil photo à portée de main quand la lumière tombe entre les pins.

Mes critères tiennent en cinq points :

  • un porte-bagages arrière digne de ce nom,
  • des pneus larges mais roulants,
  • des vitesses assez basses pour les bosses et les jours de vent de face,
  • une position relevée qui ménage le dos,
  • et de bons freins, parce qu’un vélo chargé ne s’arrête pas comme un vélo vide.

Je laisse de côté le porte-bagages avant et la panoplie du grand voyageur : pour une semaine, deux sacoches à l’arrière suffiront.

Tout n’est pas tranché pour autant. Ce genre de vélo pèse son poids et représente un vrai budget. Est-ce que j’achète, ou est-ce que je loue d’abord pour vérifier que l’envie résiste à trois jours de selle ? Je penche pour un essai : une journée entre Lacanau et Lège-Cap-Ferret, 37 km en passant par Le Porge, avant de décider.

Mon choix pour la Vélodyssée

Je crois qu’au final, si je pars, ce sera sur un vélo de randonnée. Mon voyage ressemble à ce pour quoi il est fait : rouler longtemps, pas vite, avec mes affaires sur le porte-bagages et l’appareil photo à portée de main quand les rayons du soleil du soir traverse la forêt de pins.

Mes critères tiennent en quatre points :

  • un porte-bagages arrière digne de ce nom,
  • des pneus larges mais roulants,
  • des vitesses assez basses pour les bosses et les jours de vent de face,
  • une position relevée qui ménage le dos,
  • de bons freins, parce qu’un vélo chargé ne s’arrête pas comme un vélo vide.

Je laisse de côté le porte-bagages avant et la panoplie du grand voyageur : pour une semaine, deux sacoches à l’arrière suffiront.

Tout n’est pas tranché pour autant. Ce genre de vélo pèse son poids et représente un vrai budget. Est-ce que j’achète, ou est-ce que je loue d’abord pour vérifier que l’envie résiste à trois jours de selle ? Pour le moment je penche pour une location. Mais peut-être devrais-je faire un mini test, louer un vélo pour faire une journée entre Lacanau et Lège-Cap-Ferret, 35 km en passant par Le Porge, avant de décider ?

Je garde ces options en tête.

Et maintenant ?

La Vélodyssée reste un projet hypothétique. Mais un projet pour lequel on a déjà une idée du vélo, une idée du parcours, et une idée de durée, commence à ressembler à un vrai projet.

Au bout du chemin, je m’imagine arriver au pied des cabanes du village de l’Herbe sur le Bassin d’Arcachon, poser mes sacoches et m’attabler autour d’un beau plateau d’huîtres avec un petit verre de vin blanc bien frais. (Et j’espère, un grand sourire malgré les jambes lourdes.)

Si vous l’avez déjà parcourue, dites-moi en commentaire avec quel vélo : vos retours m’aideront à trancher !

L'auteur

Samuel

Nous sommes Angélica et Samuel, couple franco-colombien, photographes et rédacteurs web professionnels et spécialistes du voyage en Colombie. Nous avons créé ce blog pour changer l'image du pays, vous aider à préparer votre voyager et vous donner envie de découvrir la Colombie autrement !

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