Voyage à Istanbul / Les conseils des blogueurs

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Voyage à Istanbul / Conseils de blogueurs

Une fois ma série d’articles sur Istanbul terminée, j’ai eu envie de demander à quelques collègues blogueurs de partager avec nous des conseils persos pour une escapade à Istanbul. Le résultat ? Un festival d’expériences très personnelles, de bons plans, de découvertes, de visites hors des sentiers battus (ou pas d’ailleurs) qui viennent compléter ce dont j’ai pu vous parler ici sur le blog. Toute une tripotée de bons conseils donc qui me serviront aussi à moi pour mon prochain voyage à Istanbul !

Le quartier de Kadiköy

Une belle balade sur la rive asiatique

Par Anick-Marie de Globestoppeuse

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Il est trop facile de se cantonner à la portion européenne d’Istanbul. Pourtant, la rive asiatique fourmille de cafés, bars, boutiques et marchés bouillonnants de culture ! Kadiköy est le repère des artistes branchés et de la jeunesse un brin rebelle et décontractée.

L’idéal est d’arriver à Kadiköy par la mer, saluant l’ancienne gare d’Haydarpaşa en écoutant la musique de Bariş Manço. De là, on se lance tête baissée entre les vieilles maisons ottomanes vers Guneşli Bahçe Sk (le marché aux poissons) et Tellalzade Sk (la rue des antiquaires)jusqu’à la statue du taureau, Boğa Heykeli. On peut ensuite suivre sagement le tracé du tramway jusqu’à Moda ou retourner se perdre dans le dédale des petites rues, entre Kadife Sk (aussi appelée Barlar Cd, la rue des bars) et Moda Cd.

Et si on a aimé la musique, on finit la baguenaude au Musée Bariş Manço avant de faire la tournée des bars rock du quartier !

Le quartier de Bostanci

Découvrir l’hospitalité d’Istanbul hors des sentiers battus

Par Pelin du Blog d’Istanbul

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Ma découverte de la ville d’Istanbul a été très différente de la visite touristique classique que l’on connait: réservation d’un hôtel proche de Sultanahmet, visite des monuments historiques un par un et découverte des moindre recoins du quartier de Beyoglu.

Pour des raisons professionnelles, j’ai atterri dans un district de la rive asiatique d’Istanbul au bord de l’eau. Bostanci ne vous dira peut-être rien, et pour cause, pas de monuments, pas d’histoire particulière, pas de romance ottomane dans ce quartier. Et pourtant, il m’a accueilli d’une telle façon que je n’ai jamais pu le quitter. Ce n’est qu’un mois après mon arrivée dans la ville que j’ai réellement visité la rive Européenne. L’Asie était trop grande, trop époustouflante et m’avait littéralement envouté.

Dans l’Istanbul d’Asie, particulièrement à Bostanci où je vis, la vie de quartier chaleureuse à la turque existe toujours. Les rues sont calmes et entretenues, des parcs remplis d’arbres sont là pour apporter de la couleur et de l’oxygène au voisinage, tout le quartier se connait, se dit bonjour le matin et bonne nuit le soir, les voisines se parlent depuis les balcons ou fenêtres, les marchands ambulants défilent avec toute sorte de propositions de produits à vendre, le drapeau turc est accroché à toutes les fenêtres et une odeur de bon pain chaud se promène dans les rues. Selon moi, on ressent la vraie chaleur et l’hospitalité d’Istanbul depuis ces rues-là uniquement.

J’aime et conseille à tous les voyageurs d’aller sillonner les rues du côté asiatique d’Istanbul pour s’imprégner de l’atmosphère à la fois très turque et très anatolienne qui se dégage des rues de l’Istanbul d’Asie. Je conseille particulièrement de découvrir Kadikoy, Uskudar, Kuzguncuk, Bostanci et Maltepe.

Courir la Night Life Avenue Istiklal

Idées de sorties à Istanbul

Par Stephane de La Page à Pajeau

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Quand j’ai débarqué à Istanbul, j’avais une certaine idée des attractions de la ville: mosquées, palais, monuments, parcs et vendeurs de glaces facétieux. Mais je n’avais pas pensé aux bars. Et pourtant…

Dès le soir de mon arrivée, j’ai flâné sur la bourdonnante avenue Istiklal, la nervure du quartier Beyoğlu. J’ai aussitôt constaté que des bars fourmillaient dans les rues adjacentes à l’avenue. J’ai donc pris place à l’une des nombreuses terrasses du coin. J’ai alors rencontré des stambouliotes fêtardes, sans me douter que j’allais passer une semaine avec elles.

On en a profité pour visiter plusieurs bars: le Peyote et ses trois étages remplis de divers styles musicaux; le Pendor Corner, où l’une d’elles m’a remis le scénario d’un film de Bergman… en turc; le Pudding Shop, ancien repaire des hippies en route vers l’Asie, mythique restaurant/bar où l’on a bu un verre de rakı sous la photo défraîchie de Bill Clinton; les terrasses aux rideaux colorés cascadant le long d’une ruelle de Beyoğlu (ou Beşiktaş?) dont j’ai oublié le nom, gracieux serpent qui se déroulait vers le Bosphore.

La musique m’a ensuite suivi jusqu’à l’appartement de « Miss Bergman » près de la place Taksim, le vendredi de mon départ. Tom Waits y chantait « Telephone Call From Istanbul » avec sa voix enfumée, pendant que le vent se faufilait par la fenêtre pour caresser une dernière fois nos corps nus, enlacés. Un des plus beaux moments de ma vie. Ainsi, sans l’avoir prévu, j’ai en partie découvert Istanbul grâce à ses bars. Şerefe!

Aga Hamami

Le hammam authentique

Par Annie de Annie Anywhere

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Assise en slip sur le marbre, les cheveux collés sur le front, j’avais déjà eu des moments plus glorieux en voyage. On dit qu’une visite à Istanbul est incomplète sans un arrêt dans un hammam traditionnel. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette expérience et je me suis donc rendu au Aga Hamami, sur les conseils du « blog d’Istanbul ».

Ça débute dans une salle avec des lavabos tout autour, pour vous rincer. Ensuite, c’est un bain de vapeur à l’eucalyptus avant l’étape cruciale. Une mama Turque entre en salle, et elle ne connait pas deux mots d’Anglais. En fait, si, elle connait « turn » et « relax ». Armée de son gant de crin, elle me savonne tout le corps, et me rince en me versant le contenu de plusieurs grandes chaudières d’eau directement sur la tête. « Turn ». Puis elle recommence. J’ai à peine eu le temps de comprendre ce qui se passait.

En bref, c’est l’endroit idéal pour être lavé de la tête aux pieds, ego compris. J’étais perplexe, mais propre. Somme toute, j’ai bien ri, et si vous n’êtes pas trop pudique, c’est à essayer !

La mosquée Yeni Camii

Une alternative à la foule le long du Bosphore

Par Pauline de Graine de voyageuse

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Entrée au hasard d’une mosquée pour échapper à la foule fût la meilleure idée que j’ai eu lors de mon premier séjour à Istanbul. Dehors, le long du Bosphore, toute la population est en ébullition. Il y a les odeurs, les cris, les bousculades. La nuit tombe rapidement. Je vois des gens assis sur des marches. D’autres arrivent en courant, les montent quatre par quatre et s’engouffrent dans une cour. Si peu de touristes. Cela m’intrigue. J’hésite puis décide de les suivre.

Sans le savoir, voilà que j’entre dans une des mosquées les plus connues d’Istanbul, Yeni Camii. A l’entrée de la cour, j’ai comme la sensation d’entrer dans un autre monde. Je passe du bruit ininterrompu de la place au silence religieux de cet endroit. Je m’assois et j’observe. Les derniers arrivés se précipitent mais n’oublient pas leurs ablutions dans le bassin central : lavage des mains, des pieds et du visage. L’Imam les appelle de ses chants sacrés.

En vérité, je ne suis jamais rentrée dans cette mosquée. Je suis restée là, dans la cour, fascinée par la nuit tombant sur les minarets, observant le contraste entre le bleu de la nuit et les lumières jaunes des façades. La magie a opéré.

Le Parc Gulhane

Un bon plan nature au cœur d’Istanbul

Par Seb & Laura de Les globe blogueurs

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Istanbul, en plus d’une incroyable richesse culturelle et architecturale, joui d’une situation géographique bien particulière, à cheval sur l’Asie et l’Europe, séparée par le fameux détroit du Bosphore. Si le centre historique se trouve sur la partie asiatique, le côté européen, plus moderne, ne manque pas d’atouts. D’une part il offre une vue fantastique sur la rive orientale et ses monuments, d’autre part, il abrite l’impressionnant parc Gulhane, adossé au palais Topkapi.

Pour les amoureux de nature en ville, de balade au cœur d’une roseraie, de fraîcheur dans la fournaise de l’été, c’est l’endroit idoine. La cerise sur le gâteau, ou plutôt le miel sur le baklava : une vue panoramique sur le Bosphore et son balais incessant de bateaux.

Mais ce qui nous a réellement charmé dans ce parc, c’est une atmosphère assez difficile à décrire, comme un souffle de romantisme pudique. Les nombreux amoureux venus se retrouver discrètement, se frôlant mais ne se touchant pas, nous ont donné une impression de fraîcheur et d’espièglerie contagieuse.

Nous sommes repartis ragaillardis de ce superbe parc Gulhane, de par la beauté des lieux et des gens qui le visitent.

Le Café turc

Pour ramener un bon souvenir d’Istanbul

Par Aurélien de Voyage Way

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En tant que fan de café, aller à Istanbul sans ramener du café turc était inenvisageable. Je me suis donc dirigé vers Eminönü et plus précisément dans les environs du bazar égyptien. C’est ici que se trouve le torréfacteur Kurukahveci Mehmet Efendi, une adresse incontournable à Istanbul. Vous ne pourrez pas le manquer, il y a toujours une queue gigantesque dans la rue devant le magasin !

Mais ne croyez pas qu’il s’agit d’une simple attraction touristique, ce sont bien les stambouliotes qui viennent se chercher leur café ici. Les sachets sont servi à la vitesse de l’éclair directement dans la rue par une fenêtre. La scène en elle-même est marquante. On peut donc acheter son café ici puis dans la même rue trouver l’ustensile utilisé pour le préparer : une sorte de petite casserole appelée cezve.

Car sachez-le, le café turc est bouilli, ce qui lui donne un goût vraiment différent et attention, il est servi dans une tasse, avec le marc ! Il ne faut donc surtout pas mélanger son café en le buvant et ne pas boire la tasse jusqu’au bout, sous peine de mauvaise surprise…

Alors depuis mon voyage, chaque fois que je ressors mon café et mon cezve du placard pour me préparer mon précieux nectar, les souvenirs remontent et le voyage continue. Pour tout vous avouer, je bois plutôt du café à la cardamome (spécialité d’Egypte, de Jordanie ou encore du Liban) mais c’est la même préparation que le café turc, la cardamome en plus !

Fener et Balat, les vieux de la vieille

Une alternative près de Sultanahmet

Par moi-même

Immeuble célèbre du quartier juif de Balat à Istanbul

Pour ma part je vais très rapidement évoquer à nouveau les quartiers de Fener et Balat dans le district de Fatih. A quelques encablures de Sultanahmet, c’est l’occasion de découvrir deux quartiers parmi les plus anciens d’Istanbul. Fener la grec et Balat la juive, deux quartiers aujourd’hui entremêlés mais dont la vieille histoire se ressent au travers de ses ruelles en pentes.

Vous y découvrirez un quartier très tranquille, que l’on sent à l’aube d’une mutation. Encore très populaires, certains endroits semblent à l’abandon, d’autres plein d’effervescence. Mais loin du tumulte touristique, c’est l’occasion de découvrir des maisons en bois de toute les couleurs, vous tomberez peut-être sur les vestiges du travail du photographe JR et le temps d’une balade vous ressentirez surtout une atmosphère bien particulière, chargée d’un « je ne sais quoi » qui fait tout son charme.

Pour aller plus loin, allez donc mâter mon article Fener & Balat, mon coup de coeur à Istanbul.  Et allez, j’en profites pour ici poser mes autres coup de coeur, dont j’ai déjà parlé sur le blog. Si j’ai des souvenirs impérissables d’Istanbul, il y a une place particulière pour la cérémonie des Derviches Tourneurs, le coucher de soleil à Uskudar sur la rive asiatique et la Basilique Ste Sophie.

Hey toi !

Partage donc avec nous tes belles expériences à Istanbul !

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